Le ch'ti Dany Boon raconté par ses amis
Plus de 17 millions de spectateurs ! Lundi, son film Bienvenue chez les Ch'tis a battu le record historique de La grande vadrouille. Pour décrire Dany Boon, 41 ans, acteur et metteur en scène, nous avons demandé à ceux qui le connaissent bien de parler de lui.
Arthur, son partenaire de théâtre dans Le dîner de cons: « A la sortie du film, il a commencé à être malade et stressé. Il somatisait, il était lessivé. Je l'ai vu jouer avec 40°de fièvre. Et même aphone. Mais personne ne s'en rendait compte. On se connaît depuis plus de quinze ans. C'est un type vrai, un mec qui a un fond formidable. Il a une qualité rare de nos jours: il sait couper son portable quand il a envie d'être tranquille avec ses enfants, ou sa maman. Alors, il ne changera pas. Son succès ne date pas d'aujourd'hui, s'il devait prendre la grosse tête, il l'aurait déjà fait. »
Jean-Christophe Berbeth, comédien dans le film: « On se connaît depuis l'école primaire à Armentières. On faisait les mêmes bêtises ensemble et on prenait aussi des cours de dessin, il adorait ça. Et ça lui est resté. Il a aussi appris la guitare et le piano, il était curieux de tout. Mon frère et moi, on ne regardait pas la télé et, tous les jours, il nous racontait le film qu'il avait vu la veille. On a fini par se rendre compte que c'était des histoires. Il inventait! »
Richard Pezet, producteur des Ch'tis: « La grosse tête, lui? C'est quand même pas le perdreau de l'année. Il a l'expérience du succès et ça ne lui est pas venu par hasard. C'est un bosseur. En un mois et demi, il a fait 110 avant-premières sur 60 sites. Toujours disponible pour signer des autographes par centaines. Il est ouvert aux propositions mais il faut savoir son texte au cordeau. Kad Mérad a dû s'y faire. Bien sûr, il fait une belle affaire avec ce film mais tout le monde y gagne. Il s'est donné l'année 2009 pour écrire un film et un spectacle. Il a d'autres centres d'intérêt. Ce n'est pas comme « Monsieur Titanic » qui, dix ans après, se demande toujours ce qu'il va faire. »
Arnaud Delbarre, directeur de l'Olympia: « Il m'a connu avant que je ne le connaisse. Je jouais dans un groupe rock, Les Stocks, et pendant un concert, il m'avait piqué un bracelet. Qu'il a toujours, d'ailleurs. Quand j'ai commencé à l'Olympia, en mars 2002, c'est lui qui était à l'affiche! Péter les plombs, ça lui est déjà arrivé, comme à nous tous, mais pas bien grave. Et ça ne dure pas parce que c'est quelqu'un d'exceptionnel sur le plan humain. Pas un frimeur. Sa grosse berline avec chauffeur, c'est le seul signe extérieur de sa réussite, inévitable. Il est très proche de ses enfants et de sa maman, qui le recadre s'il le faut. Il reviendra à l'Olympia en 2009. On a déjà vendu un nombre anormal de places.... »
Jacques Duquesne, écrivain journaliste: « C'est un garçon qui a connu des débuts difficiles, qui a travaillé très dur. Il n'est pas simple, plus compliqué qu'il n'y paraît. Torturé et timide. Quand il est venu au dîner annuel de la Saint Nicolas, qui regroupe à Paris toutes les célébrités du Nord-Pas-de-Calais, ça a été un peu dur de le faire monter sur scène. Il n'aime pas beaucoup s'exposer. Il est très généreux: il donne pour des tas de causes. Il est très fidèle en amitié. Raymond Devos l'avait pris sous son aile. À ses obsèques, il était - avec Line Renaud et Salvador - l'une des rares personnalités présentes. »
Jean-Marie Leblanc, ancien directeur du tour de France: « A l'association des journalistes du Nord Pas de Calais, on a eu le nez creux. On lui a décerné, dès 2006, le trophée attribué à la personnalité qui porte le mieux les couleurs et les valeurs de la région. Dans la vie, il est extrêmement chaleureux et familier. Il est comme à la télé. Il se met à déconner, à parler patois sans forcer sa nature. C'est quelqu'un de sincère qui est tourné vers les autres. Il a transformé un complexe d'infériorité en fierté. Je le sens bien avec la course Paris-Roubaix. Il y a vingt ans , les gens du Nord en avaient honte : la boue, les terrils, « l'enfer ». Aujourd'hui, il y a un revirement complet. Il s'inscrit totalement dans ce mouvement. Il y a quand même une démesure autour de lui qui ne me va pas. »
Jean-Paul Rouve, comédien: « Lui, c'est un vrai Ch'ti du Nord. D'Armentières. Moi, de Dunkerque, je suis plutôt flamand. Humainement, c'est quelqu'un de bien. Pas cynique. Il a écrit son truc avec son coeur et non pas en se disant que ça allait marcher. Son triomphe, il ne l'a connu que pour de bonnes raisons et ça fait plaisir. Il le mérite. Il n'a pas gagné au loto, il a derrière lui dix ans de scène, il écrit ses spectacles, c'est un boulot de forçat. Il gardera la tête sur les épaules. C'est un bon mec. »
Recueilli par Paul BUREL et Pierre FORNEROD.
Dany Boon prendra ce soir, à 19 h 10, les rênes du Grand Journal sur Canal+, à la place de Michel Denisot.
source: http://www.ouest-france.fr
Plus de 17 millions de spectateurs ! Lundi, son film Bienvenue chez les Ch'tis a battu le record historique de La grande vadrouille. Pour décrire Dany Boon, 41 ans, acteur et metteur en scène, nous avons demandé à ceux qui le connaissent bien de parler de lui.
Arthur, son partenaire de théâtre dans Le dîner de cons: « A la sortie du film, il a commencé à être malade et stressé. Il somatisait, il était lessivé. Je l'ai vu jouer avec 40°de fièvre. Et même aphone. Mais personne ne s'en rendait compte. On se connaît depuis plus de quinze ans. C'est un type vrai, un mec qui a un fond formidable. Il a une qualité rare de nos jours: il sait couper son portable quand il a envie d'être tranquille avec ses enfants, ou sa maman. Alors, il ne changera pas. Son succès ne date pas d'aujourd'hui, s'il devait prendre la grosse tête, il l'aurait déjà fait. »
Jean-Christophe Berbeth, comédien dans le film: « On se connaît depuis l'école primaire à Armentières. On faisait les mêmes bêtises ensemble et on prenait aussi des cours de dessin, il adorait ça. Et ça lui est resté. Il a aussi appris la guitare et le piano, il était curieux de tout. Mon frère et moi, on ne regardait pas la télé et, tous les jours, il nous racontait le film qu'il avait vu la veille. On a fini par se rendre compte que c'était des histoires. Il inventait! »
Richard Pezet, producteur des Ch'tis: « La grosse tête, lui? C'est quand même pas le perdreau de l'année. Il a l'expérience du succès et ça ne lui est pas venu par hasard. C'est un bosseur. En un mois et demi, il a fait 110 avant-premières sur 60 sites. Toujours disponible pour signer des autographes par centaines. Il est ouvert aux propositions mais il faut savoir son texte au cordeau. Kad Mérad a dû s'y faire. Bien sûr, il fait une belle affaire avec ce film mais tout le monde y gagne. Il s'est donné l'année 2009 pour écrire un film et un spectacle. Il a d'autres centres d'intérêt. Ce n'est pas comme « Monsieur Titanic » qui, dix ans après, se demande toujours ce qu'il va faire. »
Arnaud Delbarre, directeur de l'Olympia: « Il m'a connu avant que je ne le connaisse. Je jouais dans un groupe rock, Les Stocks, et pendant un concert, il m'avait piqué un bracelet. Qu'il a toujours, d'ailleurs. Quand j'ai commencé à l'Olympia, en mars 2002, c'est lui qui était à l'affiche! Péter les plombs, ça lui est déjà arrivé, comme à nous tous, mais pas bien grave. Et ça ne dure pas parce que c'est quelqu'un d'exceptionnel sur le plan humain. Pas un frimeur. Sa grosse berline avec chauffeur, c'est le seul signe extérieur de sa réussite, inévitable. Il est très proche de ses enfants et de sa maman, qui le recadre s'il le faut. Il reviendra à l'Olympia en 2009. On a déjà vendu un nombre anormal de places.... »
Jacques Duquesne, écrivain journaliste: « C'est un garçon qui a connu des débuts difficiles, qui a travaillé très dur. Il n'est pas simple, plus compliqué qu'il n'y paraît. Torturé et timide. Quand il est venu au dîner annuel de la Saint Nicolas, qui regroupe à Paris toutes les célébrités du Nord-Pas-de-Calais, ça a été un peu dur de le faire monter sur scène. Il n'aime pas beaucoup s'exposer. Il est très généreux: il donne pour des tas de causes. Il est très fidèle en amitié. Raymond Devos l'avait pris sous son aile. À ses obsèques, il était - avec Line Renaud et Salvador - l'une des rares personnalités présentes. »
Jean-Marie Leblanc, ancien directeur du tour de France: « A l'association des journalistes du Nord Pas de Calais, on a eu le nez creux. On lui a décerné, dès 2006, le trophée attribué à la personnalité qui porte le mieux les couleurs et les valeurs de la région. Dans la vie, il est extrêmement chaleureux et familier. Il est comme à la télé. Il se met à déconner, à parler patois sans forcer sa nature. C'est quelqu'un de sincère qui est tourné vers les autres. Il a transformé un complexe d'infériorité en fierté. Je le sens bien avec la course Paris-Roubaix. Il y a vingt ans , les gens du Nord en avaient honte : la boue, les terrils, « l'enfer ». Aujourd'hui, il y a un revirement complet. Il s'inscrit totalement dans ce mouvement. Il y a quand même une démesure autour de lui qui ne me va pas. »
Jean-Paul Rouve, comédien: « Lui, c'est un vrai Ch'ti du Nord. D'Armentières. Moi, de Dunkerque, je suis plutôt flamand. Humainement, c'est quelqu'un de bien. Pas cynique. Il a écrit son truc avec son coeur et non pas en se disant que ça allait marcher. Son triomphe, il ne l'a connu que pour de bonnes raisons et ça fait plaisir. Il le mérite. Il n'a pas gagné au loto, il a derrière lui dix ans de scène, il écrit ses spectacles, c'est un boulot de forçat. Il gardera la tête sur les épaules. C'est un bon mec. »
Recueilli par Paul BUREL et Pierre FORNEROD.
Dany Boon prendra ce soir, à 19 h 10, les rênes du Grand Journal sur Canal+, à la place de Michel Denisot.
source: http://www.ouest-france.fr



